Début d’un projet dans le camp de Bentiu, au Soudan du Sud

Juin 2026

Depuis plusieurs années, cette région est confrontée à des conflits civils et à des inondations d’ampleur monumentale.  Des villages entiers ont été submergés, les élevages décimés, les routes rendues impraticables. Une grande partie de l'année, l'accès à Bentiu n'est possible que par avion.

Au milieu de cet environnement hostile vivent plus de 100 000 civils protégés par les Nations Unies et près de 2 000 travailleurs humanitaires (UN et ONG) mobilisées quotidiennement pour assurer leur sécurité et le fonctionnement des infrastructures.

Dès les premiers instants du survol, l’ampleur du défi est apparue évidente : un paysage englouti où l’eau s’étend à perte de vue. Dans cet environnement bouleversé, l’énergie devient un levier stratégique indispensable.

Car faire fonctionner une véritable petite ville au milieu de cette zone isolée nécessite une quantité considérable d'énérgie. Jusqu'à présent, celle-ci provenait essentiellement de groupes électrogènes alimentés par du diesel transporté par avion. Un modèle coûteux, polluant, complexe et difficilement soutenable.

C'est dans ce contexte que nous accompagnons la mise en place d'un système hybride destiné aux installations du bataillon ghanéen des Casques bleus :

  • 700 kWc de panneaux photovoltaïques CIGS ultra-légers et flexibles

  • 3 MWh de stockage batteries

  • Une intégration intelligente avec les groupes électrogènes existants

L'objectif du projet est de réduire drastiquement la consommation de carburant, sécuriser l'alimentation électrique du site et améliorer son autonomie énergétique.

Défis Logistiques :

Pouvoir acheminer l'ensemble des équipements avant la prochaine saison des pluies, période durant laquelle la région peut se retrouver quasiment coupée du reste du pays.

En parallèle, un second projet verra le jour au Ghana avec l'installation d'une centrale solaire de 12kWc sur un centre d'entraînement des forces armées.